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Cadre de référence

Qu’est-ce que le modèle d’introduction progressive du tableau numérique interactif en classe (Beauchamp, 2004) ?

Modèle de progression [« Transition Framework »] dans l’utilisation du TNI en classe

Beauchamp (2004) propose un modèle en cinq niveaux d’introduction progressive du tableau blanc/numérique interactif (TBI/TNI) en classe du primaire.

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Substitut du tableau noir
L’enseignant utilise le logiciel dédié du TNI pour écrire et dessiner, comme avec un tableau noir.
L’enseignant présente un texte écrit qu’il a préparé.
Les changements effectués au TNI sont rarement sauvegardés.
Les élèves écoutent et regardent. Ils n’utilisent pas le TNI eux-mêmes.

Utilisateur apprenti 
L’enseignant utilise de manière linéaire des activités qu’il/elle a préparées à l’avance, et ce, dans les matières de base. Les modifications apportées en cours de leçon sont sauvegardées pour faire des retours avec les élèves.
L’enseignant commence à avoir recours à d’autres programmes (par exemple, PowerPoint) que le logiciel dédié, à des images pour « décorer » ses documents et à des ressources disponibles sur Internet et sur le portail de sa commission scolaire.
L’enseignant adopte progressivement un rôle d’observateur, facilitateur et médiateur, alors qu’il donne de plus en plus de responsabilités à ses élèves dans leurs apprentissages.
L’enseignant et les élèves utilisent un vocabulaire spécifique au TNI.
Les élèves écrivent, encerclent, surlignent et déplacent les contenus, selon les consignes de l’enseignant.

Utilisateur initié
L’enseignant est conscient du potentiel du TNI pour changer et améliorer ses pratiques pédagogiques.
L’enseignant commence à utiliser simultanément une plus grande variété de programmes disponibles sur le TNI, particulièrement lors de l’introduction d’une leçon, et ce, dans toutes les matières à enseigner.
L’enseignant utilise une variété de ressources disponibles dans les programmes (par exemple, des sons) et sur Internet.
Les élèves interagissent de plus en plus avec le TNI. Ils utilisent différents outils disponibles dans le logiciel du TNI, mais toujours selon la séquence et le mode d’interaction planifiés par l’enseignant.

Utilisateur avancé
L’enseignant s’éloigne progressivement d’un enseignement linéaire et utilise des hyperliens, différents types de fichiers (travaux d’élèves, leçons antérieures, textes, images, sons, vidéos) et de périphériques pour bonifier son enseignement et faciliter la compréhension des contenus par les élèves.
L’enseignant délègue plus de pouvoir aux élèves en utilisant, par exemple, des périphériques (comme une tablette graphique, des télévoteurs, etc.)
Les élèves utilisent fréquemment et avec confiance le TNI, souvent de manière spontanée (non planifiée par l’enseignant).

Utilisateur synergique
L’enseignant et les élèves utilisent le plein potentiel du TNI de manière compétente, égale, fluide et intuitive pour coconstruire des connaissances.
Le TNI constitue dans la classe un outil qui fait partie intégrante de l’enseignement et de l’apprentissage des élèves.

 

Référence :

Beauchamp, G. (2004). Teacher Use of the Interactive Whiteboard in Primary Schools: towards an effective transition Framework. Technology, Pedagogy and Education, 13(3). 327-348. 

Qu’est-ce que le cadre d’analyse de l’interaction lors de l’utilisation du tableau numérique interactif en classe (Beauchamp et Kennewell, 2010)?

Beauchamp et Kennewell (2010) propose un cadre d’analyse en cinq niveaux de l’interaction lors de l’utilisation du tableau blanc/numérique interactif (TBI/TNI) en classe.

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L’enseignant présente à l’ensemble du groupe un contenu au TNI. Il est en contrôle du rythme de la leçon.
Les élèves absorbent l’information transmise.
Le TNI est utilisé comme outil de projection.

Interaction autoritaire
L’enseignant planifie une tâche au TNI impliquant des questions et des choix de réponse prédéterminés. Il contrôle le rythme de la leçon et décide quels élèves vont au TNI.
Les élèves font des choix parmi des options limitées et prédéterminées par l’enseignant. Ils sont engagés dans des tâches d’association, de classification ou d’identification.
Le TNI est utilisé de manière « réactive ».

Interaction dialectique
L’enseignant guide les élèves vers la compréhension d’un contenu. En cours de leçon, l’enseignant sélectionne diverses ressources du TNI en fonction des réponses et idées des élèves.
Les élèves peuvent démontrer et justifier leurs idées à la classe avec le TNI.
Le TNI est utilisé de manière « constructive ».

Interaction dialogique
L’enseignant propose, par son questionnement, une structure souple qui attire l’attention des élèves vers les enjeux importants et les stratégies pertinentes.
L’élève a une plus grande influence sur le déroulement de l’activité.
Le TNI est utilisé par les élèves comme un outil de recherche, d’exploration de leurs idées et de vérification de leurs trouvailles. Le TNI devient alors un outil au moyen duquel se déroule l’interaction entre les élèves.

Interaction synergique
L'usage du TNI est partagé équitablement entre l’enseignant et les élèves pour coconstruire des apprentissages (explorer des idées, les sauvegarder, les revoir, les modifier et générer des solutions sophistiquées).

 

Le TNI permet l’exploration et le partage d’outils métacognitifs qui rendent, notamment, visible le point de vue des élèves.

 

Référence :

Beauchamp, G. et Kennewell, S. (2010). Interactivity in the classroom and its impact on learning. Computers & Education, 54, 759–766.

Qu’est-ce que le TPACK (Mishra & Koehler, 2006)?

(Traduction libre des informations tirées du site : http://www.tpack.org/)

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Le modèle TPACK (Technological Pedagogical Content Knowledge) (Mishra & Koehler, 2006) vise à identifier la nature du savoir requis par les enseignants pour intégrer la technologie à leur enseignement, tout en prenant en considération la complexité et les différentes facettes de l’enseignement. Au cœur du modèle TPACK se trouve trois formes primordiales de savoirs – le contenu, la pédagogie et la technologie – qui, plutôt que d’être considérés de manière isolée, se croisent pour faire émerger de nouvelles formes de savoirs à chacune de leurs intersections. Une intégration efficace des technologies dans la pédagogie d’une matière spécifique requiert une compréhension de ces trois composantes, ainsi qu’une sensibilité à leur dynamique.

Composantes du TPACK

Technology Knowledge (Connaissances technologiques) : 
Les connaissances technologiques sont la capacité à utiliser les technologies, qu’elles soient traditionnelles (matériel physique comme les manuels ou la craie et le tableau) ou avancées (ordinateurs, technologies numériques).

Pedagogical Knowledge (Connaissances pédagogiques) : 
Les connaissances pédagogiques sont le savoir des processus, des pratiques et des méthodes d’apprentissage et d’enseignement. Ce type de connaissances englobe toutes les techniques et méthodes utilisées en classe visant la compréhension des élèves, leur acquisition de connaissances et d’habiletés. Ce type de savoir requiert une compréhension des théories cognitives, sociales et développementales, et de la manière dont celles-ci s’appliquent à des élèves en classe.

Content Knowledge (Connaissances relatives au contenu) : 
Les connaissances relatives au contenu sont les savoirs concernant la matière à enseigner ou apprendre. Ce type de savoirs requiert une pleine compréhension de la matière enseignée, ainsi que des concepts et théories qui s’y rattachent.

Technological Pedagogical Knowledge (Technologie + Pédagogie) : 
Ce type de savoir est celui de l’existence de technologies variées, de leurs composantes et de leurs capacités dans différents contextes d’apprentissage. Ce savoir requiert la connaissance de la manière dont un enseignement peut varier en fonction de l’utilisation de ces différentes technologies.

Technological Content Knowledge (Technologie + Contenu) : 
Comprendre comment technologie et contenu peuvent être interreliés. Ce type de savoir implique qu’il ne suffit pas de connaître sa matière, mais aussi de comprendre de quelle manière ce contenu peut être modifié par l’application de différentes technologies à leur enseignement.

Pedagogical Content Knowledge (Pédagogie + Contenu) : 
Pour transformer un contenu en pédagogie efficace, il est nécessaire d’amalgamer ces deux composantes plutôt que les considérer isolément. Le type de savoir ainsi créé consiste en la connaissance des approches pédagogiques qui conviennent le mieux à un contenu donné et, inversement, la connaissance des différentes manières d’organiser et de présenter des éléments de contenu afin de favoriser leur enseignement et leur apprentissage.

Référence :

www.tpack.org/ (en anglais)